Difficultés de coordination entre la police et les forces armées

La police fit face à de grandes difficultés pour coordonner des actions avec les FFAA dans les zones d'urgence, où les militaires avaient l'autorité finale et la police devait demander des permissions.

Durant le gouvernement d'Alan García, on tenta d'établir des mécanismes de coordination entre policiers et militaires spécialisés dans le renseignement et la contre-subversion, comme le Comité Interministériel et le Conseil de Défense Nationale, mais ces instances ne fonctionnèrent pas en raison de rivalités et jalousies entre les unités participantes. Les policiers interrogés s'accordèrent pour dire qu'il leur fut très difficile de coordonner des actions avec les FFAA sur un pied d'égalité. Dans les zones d'urgence, les militaires avaient la décision finale et la police devait demander la permission au Commandement Politico-Militaire pour effectuer des opérations. À de multiples reprises, les militaires refusèrent ou tardèrent à porter secours à des postes policiers tombés dans des embuscades de subversifs.

Source : p. 152-195
Lieu : Peru