Affaire Barrios Altos : Le problème central est la sentence, pas les procureurs
La sentence du 20 juillet, émise par la Chambre Pénale Permanente de la Cour Suprême de Justice dans l'affaire du massacre de Barrios Altos, a tenté de s'ériger en point de rupture dans l'intervention de la Cour Suprême dans les affaires de graves violations des droits humains, en instaurant un nouveau mécanisme d'impunité, mais jusqu'à présent elle a obtenu l'effet inverse. Non seulement elle a mis en évidence l'existence d'un secteur de magistrats pleinement disposés à jouer le jeu des condamnés pour crimes contre l'humanité, mais elle a également accru le discrédit du Pouvoir Judiciaire et a placé le Pérou au bord d'une nouvelle décision de la Cour Interaméricaine des Droits de l'Homme accusant le non-respect de nos obligations internationales.