Lecture biopolitique des actes de gouvernement de l'ex-président du Pérou Alberto Fujimori.
La présente étude cherche à établir, dans une perspective biopolitique, que le Pérou, sous le gouvernement d'Alberto Fujimori, a vécu dans un état d'exception permanent ; où des casernes de l'armée étaient utilisées comme camps de concentration dans lesquels étaient enfermés tous ceux qui s'opposaient au régime, créant ainsi une zone d'indétermination entre la zoé et le bios ; ainsi que l'existence d'un escadron de la mort créé au sein de l'armée, dont la finalité était l'élimination de personnes. Comme références à notre étude, ont été pris, d'une part, le jugement du 7 avril 2009, émis par la Sala Penal Especial de la Cour Suprême de Justice du Pérou, condamnant Alberto Fujimori comme auteur médiat des délits d'assassinat, de blessures graves et d'enlèvement ; et d'autre part, les lignes de pensée de Walter Benjamin, Hannah Arendt, Michel Foucault et Giorgio Agamben.