Untold Truths: The Exclusion of Enforced Sterilizations from the Peruvian Truth Commission's Final Report
RÉSUMÉ Cet article soutient que l'exclusion des cas de stérilisation forcée de l'enquête et du Rapport Final de la Commission de Vérité péruvienne (CVR) efface effectivement la responsabilité de l'État et réduit considérablement les chances de justice et de réparations pour les femmes victimes-survivantes de violence parrainée par l'État au Pérou. Dans un contexte de profondes divisions culturelles et économiques et de conflit violent, cette note relate comment les prestataires de soins de santé ont violé les droits reproductifs des femmes péruviennes en stérilisant des femmes à faibles revenus, indigènes quechuaphones, sans consentement éclairé, dans le cadre du Programme de Planification Familiale de l'État. Elle remet en question les raisons invoquées par les Commissaires eux-mêmes pour exclure ces cas de l'enquête et du Rapport Final de la Commission, et examine également les effets de ces omissions. De plus, cet article soutient que ces injustices reproductives systématiques constituent un acte de génocide, propose une enquête indépendante et plaide pour une enquête et un rapport final plus inclusifs pour les futures commissions de vérité dont les objectifs comprennent la vérité, la responsabilisation et la justice pour toutes les victimes-survivantes de violence parrainée par l'État. S'attaquer à ces violations systématiques des droits humains fondamentaux des femmes péruviennes est particulièrement important aujourd'hui, alors que l'État poursuit l'ancien président Alberto Ken'ya Fujimori, le tenant responsable de ses actes et omissions allégués en violation des droits humains fondamentaux des Péruviens durant le conflit armé interne. Les dirigeants responsables de la stérilisation forcée de plus de 200 000 femmes péruviennes, dont Fujimori, doivent être tenus responsables des violations passées afin de réaliser pleinement la réconciliation et la justice futures au Pérou. Traduction du titre : Vérités non dites : l'exclusion des stérilisations forcées dans le Rapport Final de la Commission de Vérité. J. Getgen, prestigieuse professeure de Conell University, critique l'omission dans le rapport de la CVR du Programme de Planification Familiale instauré par le gouvernement de Fujimori qui a forcé la stérilisation de plus de 200 000 femmes quechuaphones dans les hautes terres du Pérou. L'auteure explique et justifie les raisons d'appeler ce programme gouvernemental génocidaire.