La valeur du NON
L'après-midi du mardi 13 juin, un Gilberto Siura hésitant prit la parole pour défendre le controversé projet de loi d'amnistie que les dirigeants du parti au pouvoir lui avaient ordonné de présenter. "Avec Siura, pas de problème. Il se met au garde-à-vous", commenta le lendemain un membre de Nueva Mayoría. Sans aucune conviction, il se contenta d'accomplir la mission aussi vite que possible. Aussitôt, Lourdes Flores du PPC prit la parole. Ce fut une intervention vibrante. "Cela coûte-t-il tant à l'Ing. Fujimori de vivre sous la botte du général Hermoza, ressent-il si peu le poids du vote reçu le 9 avril dernier qu'il est incapable de mettre un terme aux pressions absurdes que le Commandement Général lui impose ? Cette loi n'est qu'un exemple supplémentaire du modèle politique que nous vivons au Pérou et que nous continuerons à combattre avec fermeté et clarté. C'est le modèle d'une démocratie sous contrôle militaire". Publié le 22 juin 1995.