Vivre, enfin, en paix
Cinq ans après la remise du Informe Final de la CVR, la situation des personnes touchées par la violence se transforme progressivement. Elles-mêmes soutiennent qu'elles ont cessé d'être des victimes pour lutter, depuis leur position de citoyens, pour leurs droits. Il y a cependant un sujet en suspens : celui de la réparation. C'est seulement ainsi que se refermeront les blessures de centaines de milliers de Péruviennes et de Péruviens. Selon Rosa Villarán, secrétaire exécutive du mouvement «Para que no se repita», processus d'articulation régionale des organismes de droits de l'homme. «Si l'État n'a pas créé les conditions pour empêcher des groupes armés de nuire à des personnes sans défense, alors il doit réparer», soutient la psychologue et psychothérapeute Carmen Wurst. (Extrait d'article).