Le corps mort et le fétiche au sein du Sentier lumineux : le cas d'Edith Lagos
Edith Lagos est l'un des noms qui a réussi à survivre à ces milliers de morts anonymes, conséquence du conflit armé que le Pérou a vécu entre 1980 et 1992. Elle faisait partie de ce groupe important de jeunes et de femmes qui a participé à Sendero Luminoso depuis ses débuts, et qui, comme eux, a trouvé dans le marxisme-léninisme, et en particulier dans le «Parti», cette «vérité» qui donnait de la cohérence à ce décalage entre son héritage culturel, c'est-à-dire la pensée traditionnelle andine de ses parents, et la douloureuse conscience de sa discrimination au sein d'une culture urbano-créole dont elle faisait également partie. Publié le 29 mars 2006.