Délit de terrorisme. Commentaires sur la nouvelle législation antiterroriste
Le présent travail ne prétend pas s'opposer à une législation antiterroriste. L'État dispose d'un droit incontestable à la défense et peut même recourir à la violence pour garantir la paix et la coexistence sociale ; mais nous désavouons catégoriquement aussi bien la loi de la jungle — ce que signifierait l'abstention de l'État — que le fait de combattre le terrorisme en utilisant des méthodes terroristes. La force n'a pas nécessairement raison. La Constitution constitue un cadre incontournable ; le gouvernement et les dissidents radicaux doivent se situer dans le paramètre tracé par la charte politique. Le critère d'efficacité militaire et les lois pénales d'urgence ne légitiment en aucune façon la violation des principes institutionnels. (Extrait présentation).