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La judiciarisation des violations des droits de l'homme au Pérou 1980-2000

Durant les années de violence politique au Pérou, diverses stratégies subversives et anti-subversives furent développées, toutes violatrices des droits fondamentaux des personnes. Ces pratiques ont produit 30 000 morts, plus de 6 000 disparus, des milliers de déplacés, et une perte matérielle supérieure à 21 milliards de dollars. Celles perpétrées par des agents de l'État ont bénéficié de la complicité ou de la permissivité de ce dernier, qui ne les a ni sanctionnées ni poursuivies, mais au contraire les a protégées d'un manteau d'impunité. De même, tant le pouvoir judiciaire que le Ministère public se sont révélés incapables de réagir face à cette situation et sont souvent apparus comme des obstacles à la justice ou des instruments de l'impunité. En juin 1995, les lois d'amnistie — Lois 26479 et 26492 — furent adoptées, consacrant les violations des droits humains commises par des membres des forces armées et de la police nationale. Dans de réitérés rapports, la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme de l'OEA a mentionné les violations à la Charte Interaméricaine des Droits de l'Homme que contenaient ces lois et a recommandé à l'État péruvien de les annuler : le 3 novembre 2000, dans ses observations finales, la Commission... « recommande à nouveau la révision et la révocation desdites lois d'Amnistie qui contribuent à créer une atmosphère d'impunité ». (Extrait de la présentation).

Auteur
Asociación Pro Derechos Humanos (Aprodeh)
Éditeur
Lima. APRODEH, 2003, 162 pp
Date
2003
Lieu
Biblioteca PUCP. Biblioteca de CC.SS. Código: JL 573.2.P4
Source
CVR - Biblioteca Virtual
Identifiant de référence
libro-960

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