Critères pour un programme national de réparations
La violence politique que le Perú a subie entre 1980 et 2000 a laissé des milliers de victimes. Il est du devoir de l'État de mettre en œuvre des réparations intégrales pour les victimes des violations des droits humains et des violations du droit international humanitaire. Il est du devoir de la Comisión de la Verdad y Reconciliación d'élaborer des propositions de réparation. Il est de la responsabilité de la société dans son ensemble (ONG, Églises, victimes et leurs familles, fonctionnaires du gouvernement, parlementaires, médias et autres secteurs) de s'informer et de débattre de la meilleure façon de réparer l'inestimable dommage causé aux individus et aux communautés durant 20 ans de violence et de répression. La viabilité d'un programme national de réparations à moyen et long terme dépendra non seulement du soutien de ceux qui connaissent déjà le sujet, mais d'un secteur beaucoup plus large, dont la compréhension et l'appui doivent être cultivés. Avant d'initier un programme national de réparations, nous devons poser certaines questions fondamentales comme : Quels sont les objectifs d'un programme national de réparations ? Quelles sont les limites d'un programme national de réparations ? Quelle est la portée d'un programme national de réparations ? Quelles mesures de réparation existent ? et Quelles stratégies peut-on employer pour parvenir à un programme national de réparations ? (Extrait de la présentation).