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Guerre au paradis

Aujourd'hui, malgré une pseudo-démocratie, le Perú reste dominé par une élite sociopolitique, étroitement liée à des investisseurs et à des intérêts nord-américains. La grande majorité des Péruviens descend de ceux qui ont été réduits en esclavage par les Espagnols et, bien que libres, continuent dans un état de servitude causé par l'extrême pauvreté. Ce fut le terrain fertile où la philosophie maligne de Guzmán a pris racine et a grandi. En 1978, Guzmán est sorti de la clandestinité comme leader de Sendero Luminoso, une faction du Partido Comunista Peruano, fondé par José Carlos Mariátegui. Le groupe terroriste a déclenché une guerre populaire, dans le but de saper la structure de la société et de construire un nouvel ordre. Le mouvement a grandi dans les cinq départements qui composent l'épine dorsale montagneuse du sud du Perú. La vallée du río Ene, avec sa topographie difficile, lui offrait un refuge pratique. Dans cette région reculée, les terroristes et les narcotrafiquants ont souscrit un pacte maléfique : les terroristes apportaient la protection ; les narcotrafiquants, l'argent. Ils partageaient un réseau d'informateurs qui s'infiltraient dans les institutions militaires, éducatives, sociales et politiques. (Extrait de la présentation).

Auteur
Gagnon, Mariano
Éditeur
Lima:.Jaime Campodónico Ed., 2000, 276 pp
ISBN
9972-729-23-8
Date
2000
Lieu
Biblioteca Nacional. Sala de CC.SS.
Source
CVR - Biblioteca Virtual
Identifiant de référence
libro-874