Rondas paysannes. Pouvoir, violence et autodéfense dans le Cajamarca central
Le rapport analyse les formes d'autodéfense paysanne organisées pour faire face au vol de bétail (abigeato), dans une société récurrente violente, établie dans la micro-région centrale du département de Cajamarca, dans la sierra péruvienne. L'étude se concentre sur les rondas campesinas apparues à partir de 1976. Cependant, dans le premier chapitre, un récapitulatif des formes d'autodéfense apparues à Chota depuis le milieu du XIXe siècle est effectué. Ce premier chapitre situe les formes spécifiques d'autodéfense et les met en corrélation avec le contexte social et politique dans lequel elles se sont développées (perspective synchronique). En second lieu, les différentes formes d'autodéfense (gardes rurales, gardes urbaines, rondas de hacienda, rondas campesinas) sont mises en corrélation entre elles pour voir s'il existe ou non une influence décisive entre une forme et celle qui lui succède historiquement (perspective diachronique). Selon la première perspective, étant donné que le thème central de la recherche porte sur la relation entre les formes d'autodéfense et la violence, les caractéristiques qui intéressent le plus dans chaque conjoncture sont, en premier lieu, le vol de bétail comme forme de violence la plus directement liée à l'organisation d'autodéfense ; et en second lieu, la violence politique, comme mécanisme qui englobe et explique le vol de bétail et donc l'organisation d'autodéfense.