Pérou : les prisonniers innocents.
Entre 1992 et 1996, Amnistía Internacional a documenté au moins 900 cas de Péruviens revendiquant leur innocence, insistant sur le fait qu'ils avaient été accusés à tort de terrorisme. Parmi ceux-ci, l'organisation en a adopté 122 comme « prisonniers de conscience », car ce sont des personnes privées de liberté pour des motifs politiques, sans avoir eu recours à la violence ni en avoir prôné l'usage, et à qui des actes leur attribuant faussement des liens avec des groupes armés ont été imputés. Mais ce chiffre ne représente qu'une infime fraction du nombre total probable de prisonniers de conscience au Pérou.