RETABLE. PETIT COLIBRI

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RETABLE. PETIT COLIBRI

Picaflorcito Année : 2006 Dimensions : Ouvert : 29 x 67,5 x 13 cm / 29 x 34 x 13 cm Le retablo Picaflorcito porte inscrite sur ses deux portes les paroles d'une chanson anonyme qu'Edilberto Jiménez a recueillie à Chungui, qui donne son nom et inspire le retablo. La passion d'Edilberto pour la musique et l'émotion que lui a causée cette chanson l'ont conduit à transposer visuellement cette chanson du genre Llacta maqta. Par le biais de la chanson, les habitants de Chungui supplient le picaflorcito de leur prêter ses petites ailes pour pouvoir voler comme ambassadeurs de Chungui à Lima et raconter au Président, à la presse, etc., ce qui se passe. L'intention finale est de trouver la justice si ardemment souhaitée et méritée. Ils se lamentent de vivre dans un village éloigné qui a été ignoré par les autorités. Il nous montre les deux mondes — Chungui et Lima — qui devraient dialoguer dans les moments de chaos et de désespoir, mais qui demeurent séparés par une cordillère, sans parvenir à se voir. Sur la droite, nous trouvons des habitants de Chungui jouant de leurs instruments et dansant. Un drapeau péruvien planté en terre flotte au vent, avec pour toile de fond un arbre et les maisons du village. Une femme chante la chanson aux colibris, qui survolent le ciel partagé par les deux mondes représentés dans le retablo. Sur la gauche est représentée Lima. Le cerro San Cristóbal marque la séparation entre les deux scènes. On voit réunis autour d'une table le Président en tant que représentant du gouvernement, un membre des Forces Armées, un congressiste, un journaliste, un religieux et un membre du Pouvoir Judiciaire. Sous la table, un monticule de lingots symbolise la richesse qui circule dans ces cercles de pouvoir. Ils sont entourés d'édifices typiques du centre de Lima, sur lesquels sont placés des drapeaux péruviens, un allemand et un américain. Dans le ciel vole la justice portant une balance. Picaflorcito (Llagta maqta, Chungui. Recueil : Edilberto Jiménez) Petit colibri, petit colibri, prête-moi ta petite aile, petit colibri. Si tu me prêtes ta petite aile, je pourrai entrer dans la ville de Lima, mon petit colibri. Je pourrai entrer au palais, mon petit colibri. En entrant dans la ville de Lima, en entrant au palais du gouvernement, je pourrai m'entretenir avec le président, mon petit colibri. Je pourrai m'entretenir avec le docteur Alan García, mon petit colibri. Là, là je lui dirais la vie que nous menons. Là, là je lui dirais pour obtenir la justice, mon petit colibri. FUGA Je vis dans un village éloigné, je vis dans le village de Chungui. Sûrement parce qu'il est loin, ni les journalistes n'y arrivent, ni les congressistes n'y arrivent. On dit que la rivière de Qanchi pleure aussi de ne pas se retrouver avec la rivière de Chungui, ainsi pleure mon village quand personne ne s'en souvient.

Auteur
JIMÉNEZ, Edilberto
Date
2012
Lieu
http://genocidioayacucho.com/libros/librosListado.aspx?O=Autor&Ti=UNIVERSOS%20DE%20MEMORIA&Pg=1
Identifiant de référence
559

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