Présentation de présumés membres de Sendero Luminoso dans les locaux de la DINCOTE
Présentation de présumés membres de Sendero Luminoso dans les locaux de la Direction Nationale Contre le Terrorisme (DINCOTE) en 1994. En 1993, après l'autogolpe d'État d'avril 1992 qui avait dissous le Congrès de la République et permis l'intervention de l'Exécutif dans le Pouvoir Judiciaire, le président Alberto Fujimori promulgua un ensemble de décrets-lois qui modifièrent des aspects substantiels de la législation antiterroriste. Ces modifications avaient été initialement proposées en 1991 mais avaient été rejetées à l'époque par le Congrès de la République. La nouvelle législation antiterroriste fut ratifiée par le nouveau Congrès Constituant Démocratique (CCD), élu fin 1992 et dont les membres étaient en majorité des partisans du gouvernement de Fujimori. Les changements introduits dans la législation comprenaient la prison à vie comme peine pour les délits de terrorisme, une procédure spéciale de juges sans visage pour juger les présumés subversifs et la dite « loi de repentir ». Par ailleurs, des tribunaux militaires furent autorisés à juger les membres des organisations subversives accusés du délit de trahison à la patrie.