Prise d'otages dans les conflits armés et son cadre juridique
La CVR analyse la prise d'otages comme une violation des droits fondamentaux, en distinguant entre les enlèvements rançonneurs et la rétention de personnes pour la coercition politique ou économique.
La Commission de la Vérité et Réconciliation définit la prise d'otages comme la capture et détention illicite d'une personne pour forcer des tiers à réaliser ou s'abstenir de réaliser des actions, comme condition pour libérer l'otage ou éviter un dommage à sa vie et à son intégrité physique. Le texte indique que l'interdiction de la prise d'otages s'applique aux enlèvements rançonneurs commis par des combattants dans les conflits armés internes, pratique que les groupes de guérilla ont exécutée de manière systématique pour financer leurs activités. La prise d'otages peut avoir des motivations politiques, cherchant à faire pression sur les autorités pour obtenir la reconnaissance de mouvements armés ou la libération de détenus, ou des motivations économiques pour obtenir des rançons.