Utilisation de « juges sans visage » dans les procès pour terrorisme au Pérou
Le système de juges à identité secrète mis en œuvre dans les cas de terrorisme a violé les garanties procédurales fondamentales et les droits de la procédure régulière.
Lors des procès pour terrorisme devant le Pouvoir judiciaire péruvien, les magistrats des chambres spéciales qui menaient les procès avaient une identité secrète, système également appliqué à la Cour suprême et à toutes les instances du foro militar. Bien que ce mécanisme ait été créé pour protéger la vie et l'intégrité des juges et des procureurs contre des représailles possibles, des organismes internationaux tels que la Commission interaméricaine des droits de l'homme et le Rapporteur spécial des Nations unies ont signalé que l'anonymat violait les droits fondamentaux de l'accusé, y compris le droit de savoir qui le jugeait, de récuser les juges biaisés et d'être jugé par une cour impartiale. Le secret des identités compromettait la responsabilité publique des juges et ne répondait pas aux garanties de procédure régulière établies dans les traités internationaux ratifiés par le Pérou.