Militarisation de l'éducation et instruction prémilitaire
Analyse de l'infiltration des groupes de gauche dans le secteur éducatif et de la réponse militaire par la mise en place de l'instruction prémilitaire dans les écoles.
Événements tirés du rapport final de la CVR (Commission vérité et réconciliation du Pérou). Ce rapport documente les violations des droits humains commises pendant le conflit armé interne de 1980 à 2000.
Analyse de l'infiltration des groupes de gauche dans le secteur éducatif et de la réponse militaire par la mise en place de l'instruction prémilitaire dans les écoles.
Le Décret 726 a permis l'accès des Forces armées aux universités pour combattre les éléments terroristes, supprimant l'autonomie universitaire.
Directive établissant un programme politique et anti-subversif avec des objectifs d'infiltration, d'identification et de neutralisation d'éléments subversifs par des opérations spéciales.
Le gouvernement tenta de désigner le colonel Javier Palacios Ortiz comme vice-ministre de l'Intérieur pour démilitariser le ministère, mais la nomination ne fut pas concrétisée en raison de l'opposition au sein des forces armées et de la police.
Palacios soutient que la lutte contre-subversive nécessite une stratégie intégrale au-delà des actions militaires, critiquant la militarisation croissante de la police.
En mars 1989, le gouvernement apriste mit en place le cours d'instruction prémilitaire dans les lycées péruviens dans le cadre d'une stratégie de militarisation de l'éducation contre la subversion.
Durant le gouvernement apriste, les forces policières furent réorganisées par la création de la Police Nationale du Pérou et l'établissement d'unités spécialisées comme la DIRCOTE pour la lutte contre-subversive.
Lors de son deuxième congrès d'octobre 1988, le PUM a diagnostiqué une crise imminente du régime démocratique et proposé un « virage global » vers une stratégie insurrectionnelle, générant des tensions internes entre secteurs modérés et radicaux du parti.
En août 1987, le MRTA confirma sa stratégie de plus grande militarisation et polarisation, planifiant l'expansion territoriale et le financement par des enlèvements d'entrepreneurs.
En novembre 1983, des familles de dix communautés se regroupèrent à Ccarhuapampa pour former le premier village multicommunal de déplacés, organisé militairement par son CDC.
Le Congrès a approuvé la loi 24150 fin 1982, légitimant la militarisation de la lutte contre-subversive et affaiblissant le contrôle civil démocratique.
La CVR constate que le gouvernement a transféré la conduite de la lutte contre-subversive aux forces armées à la fin de 1982, initiant un processus de militarisation qui a produit de nombreuses violations systématiques des droits de l'homme.
Le PCP-SL s'est militarisé à partir de 1979 pour développer la « guerre populaire », adoptant meurtres et massacres comme formes principales d'action armée justifiées par son idéologie.
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