Stérilisations forcées : la justice attend
La récente annonce du procureur de la Nation, le docteur José Peláez Bardales, selon laquelle les affaires de stérilisations forcées survenues sous le gouvernement d'Alberto Fujimori seront rouvertes, a suscité des réactions positives de la part des victimes, qui attendent justice depuis quinze ans. L'argument retenu pour rouvrir l'affaire est celui de "crime contre l'humanité", car les mauvaises raisons invoquées par les procureurs précédents pour l'archivage mentionnaient des délits ordinaires qui avaient déjà été prescrits. L'affaire, comprenant plus de 2 073 noms et témoignages de victimes, était restée près de sept ans au Parquet provincial chargé des crimes contre les droits de l'homme, qui avait décidé de l'archiver, et en décembre de cette même année, le Parquet supérieur des droits de l'homme l'avait confirmé.