5 ans après la remise du rapport de la CVR. Femmes : victimes encore invisibles du conflit armé au Pérou
"Il devient de plus en plus difficile et de plus en plus lent de concrétiser les recommandations de la CVR, notamment sur les sujets de judiciarisation et de mise en œuvre des réformes institutionnelles. Cinq ans se sont écoulés depuis que la Comisión de la Verdad y Reconciliación (CVR) a remis au Ministerio Público des informations sur les tortures et les violences sexuelles perpétrées par des militaires affectés aux bases de l'Armée de Manta y Vilca (Huancavelica) contre 24 femmes, et bien que, l'année dernière, le Fiscalía Penal Supraprovincial de Huancavelica ait formalisé une plainte pour viol contre sept anciens militaires et deux autres pour complicité, jusqu'à présent le Poder Judicial ne décide pas d'ouvrir une instruction à leur encontre. La Comisión de la Verdad y Reconciliación a recueilli 527 témoignages de femmes qui ont dénoncé avoir été violées par les forces de l'ordre pendant le conflit armé. Beaucoup d'autres ont préféré se taire par peur, par honte..." (Extrait du rapport).
Referenced in events
- Violations à la base militaire 48 de Pangoa
- Déclaration de María Magdalena Monteza Benavides à la prison sur la torture et le viol
- Arrestation et viol de Rosa Quiste Rupay
- Plainte pour viol déposée par Carmen Rosa Pariona Yachi
- Approbation de la loi d'amnistie générale 26479 par le Congrès
- Audition publique des femmes