Éditorial. Solidarité avec Salomón Lerner Febres
Que se passerait-il en Argentine si l'on menaçait de mort les Madres de Mayo pour avoir insisté à faire condamner ceux qui ont tué leurs enfants ? Que se passerait-il au Chili si le juge Juan Guzmán recevait des appels anonymes lui annonçant qu'il sera exécuté s'il continue à déranger les séides de Pinochet ? Indubitablement, ces menaces recevraient la réprobation généralisée de la population, des manifestations massives s'organiseraient en soutien aux personnes ainsi menacées, et il n'y aurait aucun personnage public qui, malgré ses réserves, s'abstiendrait de faire des déclarations de solidarité avec les personnes menacées. (Extrait).