La participation par collaboration dans le délit de terrorisme
L'auteur précise qu'il ne partage pas personnellement l'idée répandue selon laquelle toute idée est légitime si elle est défendue par des méthodes démocratiques. Il ne partage pas non plus que toute idée est légitime même si elle est défendue démocratiquement, ni qu'une idée légitime cesse de l'être parce qu'elle est défendue par des moyens délictueux. Mais le plan éthique ne doit pas nécessairement coïncider avec celui de la norme pénale, dit-il. Dans tous les cas, il faut analyser que ce qui est sanctionné dans les cas de terrorisme n'est pas l'adhésion idéologique, mais le fait de mettre des moyens à la disposition d'une organisation armée afin qu'elle poursuive la réalisation de ces fins précisément à travers la violence, c'est-à-dire à travers la terreur et la mort, alors que dans un État constitutionnel de droit, comme celui dans lequel nous nous trouvons, il existe des voies pacifiques et démocratiques pour poursuivre n'importe quelle finalité politique. Nous entendons donc la collaboration, du point de vue objectif, comme cet acte qui suppose la réalisation d'actes concrets de favoritisme envers les activités du groupe armé ou de ses membres. (Extrait présentation).