Justice niée
L'un des principaux problèmes engendrés par la législation antiterroriste, promulguée en 1992 pour combattre la violence politique déclenchée par Sendero Luminoso, SL, et le Movimiento Revolucionario Túpac Amaru, MRTA, fut que des centaines d'innocents furent accusés de terrorisme et de trahison à la patrie, et passèrent de nombreuses années détenus injustement dans des conditions inhumaines. Face à la pression des familles et aux dénonciations d'organisations de droits humains, le gouvernement dut céder et, en septembre 1996, commença à fonctionner la Comisión ad hoc de Indultos, afin de recommander la libération des innocents en prison. De nombreuses personnes sortirent des prisons grâce à son travail, mais un nombre considérable se trouvait encore derrière les barreaux car le gouvernement refusa d'étendre son mandat et transféra sa responsabilité au Consejo Nacional de Derechos Humanos du Ministère de la Justice. C'est pourquoi, dans cette publication, l'Asociación Pro Derechos Humanos (Aprodeh) présente quelques témoignages de prisonniers innocents et de personnes ayant recouvré leur liberté, soit par la grâce ou l'absolution, mais qui n'ont pas encore pu tout à fait reconstruire les vies qui leur ont été arrachées. (Extrait présentation).
Referenced in events
- Loi 24700 sur les délais dans les affaires de terrorisme
- Loi 25103 sur la réduction des peines pour collaboration dans les affaires de terrorisme.
- Mise en œuvre de la législation antiterroriste de 1992
- Nouvelle législation antiterroriste
- Campagne "Au nom des innocents
- Libération d'innocents par la grâce
- Création de la Commission ad hoc pour les grâces