Rapport de la commission d'enquête sur les événements d'Uchuraccay
Durant les mois suivants, Uchuraccay continua d'être le théâtre de violence, de mort et de désolation : cent trente-cinq comuneros furent assassinés à la suite des attaques du Partido Comunista del Perú - Sendero Luminoso, de la répression des forces contre-subversives et des rondas campesinas. À la mi-1984, Uchuraccay cessa d'exister car les familles survivantes priurent la fuite, se réfugiant dans les communautés et villages voisins de la sierra et de la selva d'Ayacucho, ainsi que dans les villes de Huanta, Huamanga et Lima. C'est seulement en octobre 1993 que certaines familles se risquèrent à retourner dans leurs anciens villages. L'assassinat des journalistes donna lieu à deux enquêtes. La première fut confiée à la Comisión Investigadora de los Sucesos de Uchuraccay nommée par le président Fernando Belaúnde Terry le 2 février 1983 et présidée par l'écrivain Mario Vargas Llosa, qui présenta son rapport un mois plus tard, désignant les paysans d'Uchuraccay comme responsables. La deuxième enquête fut menée par le pouvoir judiciaire, à travers une procédure pénale extrêmement confuse et longue, dont le jugement définitif fut rendu le 9 mars 1987, condamnant pour homicide les paysans Dionisio Morales Pérez, Simeón Auccatoma Quispe et Mariano Ccasani Gonzáles, et ordonnant l'arrestation de quatorze autres paysans d'Uchuraccay. (Extrait de l'introduction).
Referenced in events
- Nomination d'une commission d'enquête sur les événements d'Uchuraccay
- Nomination de la Commission d'enquête sur les événements d'Uchuraccay (Commission Vargas Llosa)
- Présentation du rapport de la Commission d'enquête sur les événements d'Uchuraccay (Commission Vargas Llosa)
- Remise du rapport de la Commission d'enquête sur les événements d'Uchuraccay au Président Belaunde
- Présentation du rapport de la commission d'enquête sur l'Uchuraccay