« Porque de lo contrario vuelta » : violence politique, « état d'exception » et « rituel obscène » dans « Las retiradas »
La présente thèse vise à identifier les différentes pratiques discursives développées par Sendero Luminoso et l'Armée péruvienne du point de vue du paysan de Chungui. Je cherche à démontrer que les deux acteurs ont favorisé un processus de déshumanisation et d'appauvrissement durant la période de violence politique qu'a vécue notre pays. Les deux acteurs étaient contraints par un élément idéologique commun : le mépris de l'Andin et de ses modes de vie. En ce sens, leurs différents projets idéologiques (le projet révolutionnaire senderiste et celui de défense de l'État contre la subversion) coïncident pour soumettre la paysannerie à des logiques totalitaires, dans le cas de Sendero Luminoso, et à des récits autoritaires, dans le cas de l'Armée.