Civils détenus par les Forces armées dans la jungle centrale

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Civils détenus par les Forces armées dans la jungle centrale

Civils détenus par les Forces Armées dans la selva centrale. À partir de 1989, les Forces Armées et la Police refondirent la lutte contre-subversive sur la base d'une stratégie plus efficace que les précédentes. Les opérations psychosociales et, surtout, celles du renseignement devinrent le centre du nouveau dispositif. C'est dans ces domaines non strictement militaires de la guerre interne que les avancées les plus significatives furent réalisées dans la lutte contre Sendero Luminoso et le MRTA, tant pour gagner le soutien de la population que pour neutraliser la capacité d'action des subversifs. Les actions d'élimination ou de capture furent beaucoup plus sélectives qu'auparavant, et les progrès militaires étaient accompagnés d'actions psychosociales et d'une organisation systématique des autodéfenses civiles ; néanmoins, les violations des Droits de l'Homme, bien que moins nombreuses, devinrent plus délibérées et systématiques. D'autres conséquences de ce processus furent que les Forces Armées assumèrent des fonctions propres aux institutions démocratiques, et que Fujimori et Montesinos utilisèrent le prétexte de la lutte contre le terrorisme pour détruire les institutions le 5 avril 1992.

Auteur
VARGAS, Victor Ch.
Date
1989
Lieu
Banco de Imágenes de la Comisión de la Verdad y Reconciliación
Source
Revista Caretas
Identifiant de référence
448

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