Grève nationale de 1977 et répression syndicale

La grève nationale de 1977 a été interprétée par les entrepreneurs et le gouvernement comme de l'agitation communiste, conduisant au licenciement de dirigeants syndicaux et générant une nouvelle vague de conflictualité sociale.

Après la grève nationale de 1977, le gouvernement a autorisé les entreprises à licencier les dirigeants qui avaient promu cette action de lutte, sur la base de la thèse patronale selon laquelle il s'agissait d'agitation communiste. Cependant, cette interprétation s'est révélée incorrecte, car les dirigeants bénéficiaient d'un large soutien de leur base. La lutte pour la réintégration des licenciés est devenue l'un des principaux moteurs du mouvement ouvrier et syndical. En août et septembre, le ministère du Travail a tenté de réparer les excès du décret en réintégrant 400 dirigeants et en sanctionnant 152 entreprises, mesures qui ont généré de nombreuses protestations patronales.

Source : p. 326
Lieu : Peru