Troisième Rencontre nationale de la Coordinadora à Lima
En 1989, la Coordinadora a élargi son champ d'action pour exiger le respect du Droit international humanitaire tant à l'État qu'aux groupes subversifs armés.
La Coordinadora des organisations de droits humains a tenu sa troisième rencontre nationale à Lima en 1989, adoptant une position juridique novatrice. En plus de maintenir sa condamnation absolue des actions du Sentier lumineux, la Coordinadora a explicitement exigé l'application des règles du Droit international humanitaire dans les zones d'affrontement. Cette décision a représenté une importante nouveauté dans le mouvement international des droits humains, permettant d'exiger le respect des droits fondamentaux non seulement à l'État mais aussi aux groupes armés non étatiques, rapprochant le corpus juridique de la réalité du conflit armé interne.