Répression des officiers militaires qui n'avaient pas soutenu le coup d'État
Persécution systématique des officiers militaires péruviens qui n'avaient pas appuyé le coup de 1992, par l'exil, la marginalisation professionnelle, l'emprisonnement et des représailles contre leurs familles.
Après le coup d'État du 5 avril, les officiers militaires qui n'exprimèrent pas leur soutien furent systématiquement sanctionnés. Le régime les affectait à des postes diplomatiques éloignés ou bureaucratiques qui bloquaient leurs carrières, comme le Général Walter Ledesma, qui fut relégué jusqu'à être mis à la retraite d'office. Ceux qui rejoignirent par la suite des mouvements d'opposition firent face à des représailles supplémentaires : Carlos Mauricio fut condamné en 1995 pour des critiques à la conduite militaire, tandis que Rodolfo Robles fut arrêté après avoir dénoncé des attentats du SIN. D'autres, comme Arciniega, furent menacés à leur domicile, se trouvant contraints d'émigrer en Argentine sans soutien de l'État.