Violations des droits de l'homme dans la contre-offensive militaire contre le PCP-SL
Lors de la contre-offensive militaire contre le Sentier Lumineux, les Forces Armées commirent des exécutions extrajudiciaires et des violations massives des droits de l'homme qui atteignirent des dimensions catastrophiques dans les zones d'urgence.
La contre-offensive militaire péruvienne contre le PCP-SL résulta en une victimisation massive des populations civiles, avec des chiffres de milliers de morts parmi les civils et les présumés subversifs, en comparaison avec des pertes significativement moindres des forces armées. La difficulté à obtenir du renseignement et à stabiliser le contrôle des zones rurales provoqua de graves abus, incluant des centres clandestins de détention et de torture dans des bases militaires comme le stade de Huanta, la porcherie de Los Cabitos à Huamanga et la dite « maison rose ». Le Commandement Politico-Militaire interdit l'accès à la Croix-Rouge, aux organisations humanitaires et aux journalistes dans la zone d'urgence, aggravant ainsi la situation des droits de l'homme.