Escalade de la violence entre les Forces Armées et le PCP-SL en 1983
La stratégie militaire de contrôle des populations fit face à la capacité du PCP-SL à récupérer des territoires par des représailles et des « contre-rétablissements », engendrant une spirale de violence durant 1983.
Les Forces Armées mirent en œuvre des opérations d'encerclement de populations, d'identification de suspects et d'obtention de renseignements, cherchant en même temps l'appui unitaire de la population. Le PCP-SL répondit par des représailles brutales contre les collaborateurs, exécutant des civils lors de « procès populaires » et réussissant le « contre-rétablissement » de ses structures dans de multiples localités. Tandis que les FFAA tentaient d'obtenir un rejet unitaire du terrorisme, le PCP-SL s'attachait à créer des divisions au sein des villages et à maintenir le contrôle par la peur. Cette dynamique d'efforts opposés déclencha une escalade de la violence qui explique les avancées du PCP-SL durant 1983.