Faibles taux de condamnation et violations des droits de l'homme au Pérou
Seulement 20 % des personnes détenues pour suspicion de terrorisme furent condamnées, conduisant policiers et militaires à recourir à la justice expéditive.
Le Pérou enregistrait un taux notoirement bas de condamnation des personnes accusées de terrorisme, seuls 20 pour cent des détenus pour suspicion de terrorisme étant finalement condamnés et sanctionnés. Ce faible taux de condamnation constitua une source significative de graves violations des droits de l'homme, car la police et l'armée tendaient à faire justice elles-mêmes dans ces circonstances. La frustration et le faible moral de ces acteurs, conjugués à des facteurs comme le manque de connaissance du phénomène terroriste, l'inefficacité structurelle de l'administration de la justice, le manque de coordination et l'existence de groupes paramilitaires, favorisèrent la prolongation des assassinats et des disparitions.