État d'Urgence et Violations des Droits de l'Homme à Ayacucho
La déclaration de l'état d'urgence à Ayacucho en octobre 1981 entraîna une augmentation des violations des droits de l'homme de la part des forces policières et militaires.
Après la déclaration de l'état d'urgence à Ayacucho en octobre 1981, l'intervention du détachement policier contre-insurrectionnel connu sous le nom de sinchis augmenta les violations des droits de l'homme et suscita du ressentiment dans la population. Avec l'entrée des forces armées et l'implantation de commandements politico-militaires dans les zones d'urgence, la police se trouva subordonnée aux forces armées, soumise aux fonctions définies par des chefs militaires au-dessus de ses propres commandements et autorités civiles. Au fur et à mesure que l'offensive militaire avança, des agents des trois instituts policiers opérant dans les zones d'urgence commirent de graves violations des droits de l'homme.