Demande de Guzmán pour des négociations de paix depuis El Frontón
Abimael Guzmán, après sa capture, demanda au gouvernement d'entamer des négociations de paix, arguant que la guerre populaire n'avait plus de possibilités de succès.
Une semaine après sa détention en octobre 1992, Abimael Guzmán reconnut que la guerre populaire avait perdu toute possibilité de succès et qu'il était nécessaire de négocier un accord de paix permettant de préserver le parti par un repli ordonné. Le 20 octobre 1992, depuis l'île-prison de El Frontón, Guzmán demanda par l'intermédiaire des officiers de marine qui le gardaient d'informer le gouvernement de son intention d'entamer des négociations. Dans un « Appel » du 22 septembre 1992, Guzmán arguait que les problèmes politiques mondiaux et l'impossibilité de résoudre la direction du parti en temps voulu faisaient que la perspective de la guerre populaire était uniquement son maintien, non son développement, ce qui le conduisait à proposer l'Accord de Paix comme « nécessité historique incontournable ».