Coup d'État du 5 avril 1992 et violations des droits de l'homme
Le coup d'État de 1992 a instauré un régime de fait qui a suspendu la démocratie et mis en place des groupes opérationnels clandestins pour des assassinats, des disparitions et des tortures.
À partir du coup d'État du 5 avril 1992, un régime de fait a été instauré, suspendant l'ordre institutionnel démocratique du pays par l'intervention dans le Pouvoir judiciaire, le Tribunal constitutionnel, le Ministère public et d'autres organes constitutionnels. Le dit « Gouvernement d'urgence et de reconstruction nationale » a concentré les fonctions exécutives et législatives, neutralisant le contrôle politique et judiciaire sur ses actes. Durant cette période, des ressources de l'État ont été utilisées pour organiser, entraîner et employer des groupes opérationnels clandestins dédiés à l'assassinat, à la disparition et à la torture, structurés autour du Service de renseignement national, comme dans le cas du « Groupe Colina ».