Recrutement forcé et profilage des victimes durant le conflit armé interne
Le PCP-SL avait recours au recrutement forcé dans les communautés où il ne parvenait pas à obtenir une adhésion volontaire, tandis que les forces de l'ordre sélectionnaient leurs victimes selon des profils de présomption de lien subversif.
Durant le conflit armé interne, le PCP-SL contraignait les jeunes à participer à ses actions lorsqu'il ne parvenait pas à obtenir leur adhésion volontaire par des pratiques de recrutement forcé. Les forces de l'ordre, confrontées à un conflit de nature non conventionnelle, sélectionnaient leurs victimes selon des profils généraux considérés comme propices à intégrer le groupe subversif, notamment les jeunes des zones andines, les locuteurs quechua, les étudiants universitaires ou les résidents de certaines zones. Le passage illustre cela par le témoignage d'un étudiant universitaire détenu en 1991 qui a été identifié selon son profil : fils d'Ayacuchanos, locuteur quechua, étudiant de l'UNMSM et résident de Callao.