Réponse de l'OEA au coup d'État de 1992
L'OEA a choisi d'exprimer la « déploration » plutôt que la « condamnation » du coup d'avril et a accordé un délai de quarante jours au gouvernement de Fujimori pour rétablir l'ordre constitutionnel.
Le 13 avril 1992, les ministres des affaires étrangères de l'OEA réunis à Washington ont choisi le terme « déplorer » pour exprimer leur position concernant le coup d'État du 5 avril, une expression modérée pour faciliter la médiation auprès du gouvernement de facto. Un délai de quarante jours a été fixé au gouvernement de Fujimori pour rétablir l'ordre constitutionnel, sous menace de sanctions. Le 21 avril, une commission ad hoc est arrivée à Lima pour interviewer des représentants de différentes forces politiques. Bien que les États-Unis aient continué de reconnaître Fujimori comme Président, l'OEA a décidé de suspendre l'aide économique et l'assistance militaire dans la lutte contre le narcotrafic jusqu'au rétablissement complet de la démocratie constitutionnelle.