Dictature de Fujimori et violations des droits de l'homme
La CVR constate que la dictature de Fujimori a légalisé l'impunité par le biais de lois d'amnistie inconstitutionnelles et l'application discriminatoire de la législation antiterroriste.
La CVR considère que la dictature d'Alberto Fujimori a cherché à légaliser l'impunité des violations des droits de l'homme commises par des agents de l'État par le biais de deux lois d'amnistie approuvées par le Congrès constitutionnel démocratique qui violaient la Constitution et les traités internationaux. L'application stricte de la législation antiterroriste de 1992 a permis des poursuites sans garanties d'impartialité, provoquant de longues condamnations d'innocents et violation de la procédure régulière. Le ministère public a abdiqué sa fonction de contrôler le respect des droits de l'homme lors des détentions, omettant de signaler des crimes et menant des enquêtes déficientes, tandis que les conditions carcérales humiliantes ont généré des mutineries et des massacres.