Crise du système judiciaire péruvien après le coup d'État de 1992
Le système judiciaire péruvien a fait face à une profonde crise après le coup d'État de 1992, caractérisée par l'inefficacité structurelle, les violations des droits de l'homme et le manque d'indépendance.
Suite au coup d'État de 1992, la situation judiciaire du Pérou s'est aggravée considérablement en raison de l'ingérence politique qui a inclus des licenciements massifs de magistrats, des nominations provisoires et la création d'organes de gestion étrangers à la structure du système judiciaire. Le Pouvoir judiciaire n'a pas rempli correctement sa mission : il libérait les coupables, condamnait les innocents, ne remplissait pas son rôle de garant des droits des personnes détenues, et s'abstenait de traduire en justice les membres des forces armées accusés de graves délits. Bien que le système souffrait de problèmes structurels antérieurs qui déterminaient son inefficacité, la conduite négligente des opérateurs de justice et l'inopérance du Tribunal constitutionnel ont aggravé davantage cette situation d'impunité généralisée.