Assassinat d'Enrique Castillo et menaces du PCP-SL
En octobre 1989, le PCP-SL a assassiné le leader ouvrier Enrique Castillo, action qui a marqué un point de rupture dans la perception des secteurs populaires de l'organisation terroriste.
L'assassinat du leader ouvrier Enrique Castillo en octobre 1989 par le PCP-SL a été un tournant qui a changé l'opinion d'activistes comme María Elena Moyano, qui a reconnu que jusqu'à ce moment elle n'avait pas condamné publiquement les actions terroristes de Sendero. Par la suite, le PCP-SL a intensifié une campagne de menaces de mort contre les autorités locales comme le maire Johny Rodríguez et l'ex-maire Michel Azcueta, perpétrant plusieurs tentatives d'assassinat entre 1991 et 1993. Le journal senderiste El Diario a accusé ces leaders d'être opportunistes, corrompus et révisionnistes contraires à la révolution, dénonçant leurs projets politiques comme une imposture orientée vers le sabotage du potentiel révolutionnaire des masses.