Violences sexuelles et pratique de la 'pichana' dans l'Armée péruvienne
Les témoignages documentent des viols sexuels systématiques de femmes détenues dans les casernes de l'Armée péruvienne, connus sous le nom de 'pichana', où les femmes étaient livrées à la troupe pour être violées.
Lors de détentions dans des casernes telles que La Oroya, des femmes et des mineurs ont été violés par les effectifs de l'Armée péruvienne. La pratique dénommée 'pichana' — qui signifie 'balayer' — consistait à livrer des femmes à la troupe pour qu'elles soient violées, se produisant à la fois lors de patrouilles et dans les casernes. Un membre de l'Armée témoigne qu'avant de tuer les femmes détenues, elles étaient 'offertes' aux soldats, qui les faisaient passer par tous les effectifs. Cette pratique systématique a été documentée en particulier en 1993.