Torture psychologique avec participation d'Alberto Fujimori
En 1993, le président Fujimori a revendiqué publiquement des actes de torture psychologique contre des présumés terroristes, légitimant ces pratiques par des déclarations à la radio.
Le 12 juin 1993, lors d'une entrevue radiophonique à Radio Programas del Perú, le président Alberto Fujimori a décrit publiquement un cas de torture psychologique dans lequel un détenu a été menacé d'être jeté d'un hélicoptère Antonov, le présentant comme confirmation de lâcheté. Fujimori a indiqué que la victime est morte de peur pendant l'acte. Le passage indique que la revendication publique par le plus haut fonctionnaire de l'État de cette pratique ne pouvait avoir que pour effet de légitimer la torture psychologique. Le document décrit également d'autres formes de torture psychologique employées, y compris les menaces contre les familles des victimes pour forcer des confessions ou des délations, la séparation des mineurs de leurs mères, et l'obligation de témoigner des tortures de tiers.