Conflit interne du MRTA et revers militaire au Front Nord-Oriental
En 1990, les tensions internes au sein du MRTA concernant le contrôle de la direction nationale et l'approche militariste ont provoqué des fractures organisationnelles, aggravées par une défaite militaire importante à San Martín.
En septembre 1990, lors du III Comité Central d'Unité, la hiérarchie du MRTA a contrôlé l'élection de la Direction Nationale, plaçant quatre membres du MRTA face à deux du MIR-VR allié. Cette manœuvre verticale, menée par Rolando, a causé un démoralisement au sein du MIR-VR et a éloigné les militants de la lutte politique légale des décisions internes. Par la suite, le MRTA a poursuivi le combattant Ricardo sous l'accusation d'avoir pactisé avec l'Armée, mais il a été secouru par des forces militaires qui ont tué la moitié des combattants du MRTA participant. Cette défaite a signifié une perte importante de personnel et la perte du contrôle politico-militaire à San Martín, permettant l'avancée du PCP-SL et la répression d'État.