Suspension des défilés scolaires et stigmatisation des enseignants à Ayacucho
Durant le conflit armé interne, les défilés scolaires furent suspendus dans les zones d'urgence pour des raisons de sécurité, mais en 1984 Ayacucho organisa un défilé comme acte symbolique de résistance, tandis que se renforçait la stigmatisation des enseignants comme présumés subversifs.
Le climat de violence dans les zones déclarées en état d'urgence a conduit à la suspension des défilés scolaires pour les Fêtes nationales, au nom de la sécurité des élèves. À Ayacucho en 1984, malgré des explosions à la dynamite, le défilé scolaire fut organisé avec des mesures de sécurité strictes comme acte symbolique pour transmettre au PCP-SL que l'État ne le craignait pas. Parallèlement, la stigmatisation des enseignants en tant que présumés subversifs s'intensifia, avec des généralisations diffusées dans les médias et des déclarations officielles qui provoquèrent des excès des forces de l'ordre. Cette persécution des enseignants et des dirigeants avec des accusations de terrorisme visait davantage à attaquer le mouvement social qu'à combattre la subversion.