Autorégulation des médias face à la violence subversive
Les dirigeants des médias ont envisagé de s'autoréguler consensuellement pour limiter la couverture des actes terroristes et éviter de servir de caisse de résonance aux actions subversives.
La CVR a constaté que l'intensité de la violence subversive a incité les dirigeants des médias à envisager diverses mesures d'autorégulation consensuelle, notamment ne pas placer les nouvelles de terrorisme en première page, limiter le temps de couverture et soigner le style de transmission. Bien qu'il n'existait pas d'associations professionnelles formelles, de nombreuses réunions et conversations avec divers degrés de formalité ont eu lieu entre les propriétaires de médias. Cependant, la restriction de la couverture journalistique pour ne pas faire de propagande aux actions subversives a fréquemment impliqué la réduction d'informations sur les faits et le débat national, limitant ainsi les dénonciations des violations des droits humains commises par les Forces Armées.